Valorisation du foncier sous la nouvelle LAT

Présentation faite à la Swiss Real Estate School de Lausanne (SVIT) le 16 Juin 2016

Valorisation du foncier sous la nouvelle LAT

Principe de rocade et quotas dans les agglos

Vous pouvez télécharger ici la présentation au format PDF

svit LAT

 

TELETRAVAIL : avenir du système ? → Le centre de télétravail hors du domicile

Le télétravail est une période de l’activité professionnelle, généralement associée au secteur des services, permettant de travailler en dehors du lieu d’exercice de sa profession. Ce principe de travail permet une flexibilité horaire intéressante, de conjuguer profession et vie familiale et / ou de diminuer les trajets domicile – travail. Le télétravail est principalement exercé au lieu de domicile.
Toutefois, plusieurs utilisatrices et utilisateurs voient des limites au télétravail. Le fait d’exercer son métier au domicile ne va pas sans contraintes et / ou rigueur personnelle. Le dérangement par des tiers (enfants, membres de la famille, entourage proche, etc.) est la principale cause de renoncement au télétravail souvent suite à des expériences concrètes et malheureuses. Le plus manifeste est : « tu es là, tu peux vite m’aider » ce qui engendre vite une désorganisation de son activité.
L’idée serait d’offrir le système du télétravail sans les contraintes du domicile. Ceci implique un lieu pour exercer son activité plutôt proche du logement de résidence (si possible atteignable à pied ou par les transports publics), pouvant accueillir plusieurs « télétravailleuses et télétravailleurs » dans un environnement propice à leurs spécificités professionnelles (les services). En effet, de quitter le domicile pour travailler, enclenche un comportement propice au travail. Pour répondre à ces exigences, il s’agirait donc de créer un centre de télétravail communautaire (Nom de projet – CTC).
Les CTC seraient aptes à recevoir tous les types de métiers liés à des activités basées sur l’emploi de l’informatique pour l’exercice de sa profession. Les télétravailleuses et télétravailleurs amèneraient leurs propres ordinateurs (en règle générale portables) et chargés des logiciels métiers spécifiques par leurs services informatiques d’entreprises.
Ces CTC seraient technologiquement bien équipés (Wi-Fi de haute qualité, imprimantes, réseaux télématiques, etc.). Par contre, il n’y aurait pas de location d’ordinateurs sur site. L’ameublement consisterait en modules de bureau avec du mobilier pour une personne mais avec une double connexion informatique et téléphonique. Ce module de base pourrait être modulable selon les besoins. En fonction des localités ou des quartiers de grandes agglomérations, ces CTC seraient de dimensions variables, mais devraient au moins proposer 10 à 12 places de télétravail.
L’utilisation de ces modules se ferait au travers d’une location par forfait matin / après-midi / journée comme pour l’achat de forfaits de ski, avec un pass et une inscription de base. Une utilisation de plusieurs jours consécutifs serait envisageable mais un règlement ou une tarification progressive serait appliquée pour avoir une offre permettant un accès ponctuel et dissuader des entreprises souhaitant des locaux administratifs à faibles coûts. De plus, les CTC pourraient être en réseau pour en faciliter leurs accès.
Ces CTC (Centres de Télétravail Communautaires) pourraient être construits et gérés par des partenariats publics / privés (PPP) ou être exclusivement public ou privés. Le PPP est la solution à privilégier car elle permet une judicieuse planification des besoins et de l’offre par l’Etat. Sachant que des surfaces de bureaux, sans preneurs, sont disponibles dans beaucoup de localités, ces CTC pourraient être une réponse à une utilisation judicieuse d’espaces construits, tout en proposant une prestation de service permettant une augmentation de la qualité de vie de l’être humain tout en favorisant l’économie d’entreprise.
Les CTC pourraient proposer également des locaux de coworking ou cotravail. Le coworking est un type d’organisation du travail qui regroupe deux notions : un espace de travail partagé, et un réseau de travailleurs encourageant l’échange et l’ouverture. L’idée est de permettre aux travailleurs indépendants de ne pas rester isolés chez eux et de pouvoir trouver, dans ce lieu et à travers ce réseau, un espace de socialisation comparable à une entreprise, dans un mélange créatif entre travail et convivialité. Selon certains analystes économiques, cette nouvelle forme de travail remet fondamentalement en question les anciennes théories pyramidales du travail. Aujourd’hui, les mandats se font en réseau par une agrégation ponctuelle de compétences s’associant et se dissociant selon les projets. Ce modèle est plus rapide et plus flexible que les structures très hiérarchisées des entreprises, le réseau remplaçant potentiellement l’entreprise. Les sources de description du coworking sont de Wikipédia.
Éric Loutan, ingénieur en transports HES
Laurent Trivelli, Docteur en droit – Avocat au barreau

Journée contre le Bruit : « Écouter la ville »

Un article intéressant publié sur admin.ch

Berne, 26.04.2016 – Pour endiguer notre consommation du sol suisse, nous devons développer nos villes vers l’intérieur. En conséquence, le bruit augmente et menace d’envahir les espaces urbains. La lutte contre le bruit y atteint ses limites. Le Conseil de l’organisation du territoire (COTER) et la Commission fédérale pour la lutte contre le bruit (CFLB) ont donc décidé de mieux coordonner leurs actions : dans un document élaboré en commun, les deux commissions extraparlementaires montrent comment il est possible de concilier lutte contre le bruit et aménagement du territoire.

Pour lire la suite directement sur admin.ch

 

Interview sur Forum du développement territorial

Forum 2 2010 Cover

Voici le PDF FORUM 2 2010 (PDF 3MB) et ici de suite un extrait

Garantir la qualité est une tâche permanente de l’aménagement urbain

Qualité et aménagement urbain ne font pas toujours bon ménage. S’il n’existe pas de recette miracle pour réaliser des aménage- ments urbains répondant à des exigences de qualité élevées, certaines incitations et approches encouragent la qualité. Il im- porte par conséquent de les exploiter et de les perfectionner en apportant des idées nouvelles.

Qualité : « aspect sensible et non mesurable des choses », « ce qui fait qu’une chose est plus ou moins recommandable » (Petit Robert 2010). La qualité est une appréciation, un jugement, qui comporte dès lors une part importante de subjectivité.

A priori, la question de la qualité en urbanisme devrait aller de soi car on peut rappeler que l’urbanisme est une évolution des principes d’« organisation esthétique des villes » et d’« embellissement », terminologies qui avaient cours dès le XVIIe siècle.

Pour être tout à fait franc : à la question : « Peut-on garantir la qualité en matière d’urbanisme ? », je répondrais non. En effet, il faut faire preuve d’une certaine réserve et surtout d’une bonne dose d’humilité lorsque l’on aborde ce sujet, très en vogue actuellement.
Nous pouvons néanmoins tendre vers une amélioration de la qualité en matière d’urbanisme. Voici quelques pistes possibles :

La formation 

C’est la clef. Il n’est pas envisageable d’imaginer un urbanisme de meilleure qualité sans une progression en matière de formation.

Or, à l’heure actuelle, l’on constate un certain décalage entre le monde académique qui forme essentiellement des architectes et des géographes, et la réalité du territoire, des villes et des agglomérations qui exigent des formations plus pointues, à l’instar des autres pays occidentaux qui proposent une formation complète d’urbaniste dès le premier cycle universitaire.

Le bouleversement de l’ordre établi (ou l’éloge du projet) 

Le phénomène d’urbanisation a crû en complexité, et ne saurait se résumer aujourd’hui à des processus linéaires et chronologiques tels que l’ont normé

les lois et règlements en vigueur actuellement. Le plateau suisse est passé du « grand jardin » décrit par Jean-Jacques Rousseau à la « métapole » de François Ascher.

Il faut donc miser sur l’itération et l’innovation dans les processus de planification. La structure chronologique et hiérarchique de type planification directrice, d’affectation, de détail puis d’équipement a apporté des éclaircissements mais a aussi montré ses limites dans la réponse à la dynamique du marché immobilier, les attentes des… Suite dans le PDF FORUM 2 2010 (PDF 3MB)

Interview sur le périodique d’urbanisme, d’aménagement et d’environnement Collage

Collage 3 2010 Cover

Collage 3 10 Territoire économie (PDF 2MB) ici de suite un extrait.

COLLAGE (C): Quelles sont les similitudes et les différences entre la crise des années 1990 et la crise actuelle?

PATRICE BULLIARD (PB): Dans les deux cas, la crise a débuté dans l’immobilier, mais dans les années 1990 le ralentissement s’est ensuite propagé aux autres secteurs d’activités et la reprise a pris beaucoup de temps. Aujourd’hui, les secteurs d’activités et les régions évoluent de manière différente et différenciée et la reprise est rapide, tout en se combinant avec des processus d’aggravation, par exemple en ce qui concerne le chômage.

C: Quels sont les traits caractéristiques de la situation actuelle telle qu’elle se présente dans la pratique de votre service?

PB: La Suisse a continué à fonctionner comme valeur refuge sur le marché au cours de la présente récession. L’Arc lémanique en général et la région lausannoise en particulier ont continué durant l’actuelle crise à exercer une attractivité exceptionnelle à l’échelon suisse et européen. En ce qui concerne les surfaces de bureaux, notre service a enregistré un certain tassement de la demande de permis de construire, mais tel n’est pas le cas en ce qui concerne les surfaces commerciales et encore moins en ce qui concerne le logement où le nombre de dossiers déposés reste fort. Après avoir constamment augmenté au cours des dernières années, le nombre total de demandes de permis devrait être au moins équivalent en 2010 à celui de 2009. Mais l’offre de logements reste notoirement inférieure à la demande et ce décalage n’est pas seulement préoccupant en termes quantitatifs. Il pousse les loyers vers le haut et entraîne la démolition d’immeubles encore en bon état et aux loyers bas, au profit de logements nouveaux, aux loyers nettement plus élevés. De plus, il accélère le processus de transformation de logements à louer en PPE.

C: Quelles mesures la Ville de Lausanne prend-elle pour contrecarrer ces tendances?

PB: Si je me limite au logement, qui demeure le secteur où l’offre est de loin la plus faible par rapport à la demande, nous devons agir sur plusieurs tableaux:

  • Développer les terrains propriété de la Ville en situation stratégique en vue d’un meilleur contrôle de la durabilité et du prix des logements offerts sur le marché lausannois; en matière d’acquisition, le problème pour la collectivité demeure l’offre restreinte de surfaces et l’obligation de payer les prix d’un marché foncier soumis à un fort déséquilibre entre l’offre et la demande.
  • Promouvoir la rénovation de logements existants selon des exigences de durabilité accrue.
  • Stimuler la construction de logements; les efforts importants de notre service communal du logement ont permis d’accroître la production de 200 à 300 unités par an. Or, il faudrait arriver à 800. La démarche Métamorphose devrait permettre d’améliorer notre performance. Elle consiste à destiner une part importante du patrimoine foncier communal, aujourd’hui réservé à des activités sportives et de loisir, aux activités mixtes dites urbaines, soit le commerce, le bureau, avec une prédominance de logement. Les études sont en cours mais la planification n’a pas encore abouti et l’offre de logements supplémentaires ainsi créée ne suffira pas à répondre au flux croissant de la demande.

C’est la future révision du plan directeur communal qui nous permettra de nous approcher encore davantage de la cible. Le plan général d’affectation de la Ville, entré en vigueur en 2006, a introduit un régime des droits de bâtir moins contraignant que le précédent. Mais je crois que nous pouvons faire mieux. Le nouveau plan directeur communal doit doter la Ville d’un projet de développement visionnaire qui réponde aux contraintes actuelles et anticipe les problématiques futures. Il devra être élaboré en interaction avec une planification des sites stratégiques menée en parallèle, visant des réalisations concrètes dans une échelle-temps réaliste et une adaptation appropriée du plan d’affectation visant à sa simplification. C’est ainsi que nous espérons contribuer à détendre le marché immobilier et à combattre la hausse des prix du sol tout en garantissant la durabilité et la qualité des projets sur le territoire lausannois.

Une nouvelle approche du territoire

Le modèle démocratique suisse nous impose aujourd’hui une nouvelle approche du territoire où l’acteur principal, la population, doit prendre une part ACTIVE dans la définition de la ville de demain.
Les urbanistes, les architectes et les politiques doivent donc PARTAGER le pouvoir décisionnel sur le devenir du territoire, au risque d’en voir échouer la transformation s’ils s’y refusent.

Tour de la Corse en Stand Up Paddle par Nicolas Carliez

durable est très sensible à la question de la maltraitance des enfants où qu’ils soient, et notre encouragement au projet caritatif et sportif de paddle around Corsica monté par un homme généreux et courageux et son équipe s’inscrit pleinement dans cette engagement. « Encouragez-le en allant sur son site ou sur sa page facebook! et encore mieux en le voyant le long des côtes corses! »

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